ONG DAPI-BENIN

(Dispensaire Ami des Prisonniers et des Indigents)

02 BP 526 Bohicon

Tél: +229 22 15 39 80

      +229 97 02 30 07

ongdapibenin@yahoo.fr

 

 

LAUREAT 2013 DU PRIX DES DROITS DE L'HOMME

DE L'AMBASSADE DE FRANCE AU BENIN

             

 

 

 

     DAPI-FRANCE

             69630 Chaponost

        Tél :+ 33 6 09 69 54 42

        sydapibenin@gmail.com

       

 

Un seul nom :  DAPI,

 

Une seule volonté :

 

aider les prisonniers et leurs familles.

PRINTEMPS 2016 : des actions spécifiques 

 

En plus du travail quotidien d'assistance aux prisonniers et à leurs enfants, DAPI-Bénin réalise des actions spécifiques pour faire partager sa compétence dans certains domaines à d'autres ONG.

 

Ainsi les 22 et 23 avrils 2016, DAPI-Bénin a organisé une séance de formation au profit des OSC (organisations de la société civile)  membres du réseau des structures de protection des enfants en situation difficiles du Zou. Le thème de cette formation : le renforcement des capacités des OSC membres du ReSPESD-Zou dans leur autogestion et l'acquisition des stratégies de mobilisation de ressources.Une trentaine d'OSC étaient présentes.

 

Auparavant, le 23 mars 2016, DAPI-Bénin avait été reçu par le Conseil Economique et Social pour une présentation à la demande de ce Conseil sur "La problématique du surpeuplement des maisons carcérales au Bénin".

Contribution de DAPI sur la surpopulation carcérale
Contribution de DAPI sur la surpopulatio
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PROJET RE-VIVRE : une aide à la réinsertion à la sortie de la prison

 

Ce projet était depuis longtemps déjà dans les tiroirs de DAPI. Par manque de financement, il n’avait pas encore pu être lancé. Mais les temps changent.

Des soutiens, tant gouvernementaux que de la part de la société civile béninoise et internationale, nous sont promis.Monsieur Joseph DJOGBENOU, Garde des sceaux, Ministre de la Justice et de la Législation, est en particulier vivement intéressé par notre action compte tenu de son souci de lutter contre la surpopulation carcérale béninoise.

 

RE-VIVRE est donc en cours de gestation et son démarrage en phase d'expérimentation est prévu pour le 1er juillet 2016.

 

 

Le projet RE-VIVRE en détail :

 

Redonner espoir de vivre aux sortants des prisons.

       

 

Quelques constats :

 

1-  Actuellement, les prisonniers quittent la prison au terme de leur peine sans aucun suivi.

Certains ont heureusement gardé un lien avec leur famille qui les accueille et leur permet de se reconstruire. Mais pour d’autres, c’est la solitude qui les attend à la sortie et cet isolement est propice à une récidive, des attitudes illégales (vol de nourriture, escroquerie pour gagner un peu d’argent…) constituant alors le seul mode de survie.

Aider les ex-prisonniers à devenir des citoyens respectueux des lois est donc le premier objectif du projet RE-VIVRE.

 

2- Actuellement, à la sortie de prison, le jour de la libération, la porte de l'établissement pénitentiaire se referme derrière le détenu devenu libre sans que quiconque se préoccupe de savoir s'il a de l'argent pour rentrer chez lui, pour payer son premier repas, pour faire face à ses premiers besoins.

 

Il convient donc de formaliser l'accompagnement avant et dès la sortie.

 

    Avant  =  pour définir de façon participative, avec chaque détenu qui le souhaite, ses besoins  immédiats à sa sortie et les moyens nécessaires à sa reconstruction.

 

    Dès la sortie = pour aider l'ex-prisonnier à se prendre en charge immédiatement et à lancer la première étape de sa reconstruction.

 

    L'objectif second du projet RE-VIVRE est la réhabilitation post-carcérale en s’appuyant sur un accompagnement individualisé et une écoute attentive et respectueuse de ce nouvel homme libre.

 

 

Les objectifs spécifiques :

 

1 - Améliorer la qualité de vie post-carcérale.

2 - Prévenir la récidive et conduire les ex-détenus vers une liberté définitive.

3 - Désengorger les prisons civiles de Lokossa et d'Abomey (lieux de la phase expérimentale).

 

 

Stratégie :

 

Elle repose sur deux composantes.

 

Composante 1 : Prendre en charge le détenu trois mois avant sa libération.

 

Composante 2 : Prendre en charge le détenu volontaire, aussitôt à la sortie de prison dans le centre d’accueil de jour du projet RE-VIVRE, pour son accompagnement, son écoute et sa réhabilitation.

 

 

Le Centre RE-VIVRE :

 

Clé de voûte du projet, ce centre est à la fois un lieu d’accueil de jour pour le libéré récent et un espace de rencontre et de travail pour les différentes personnes ressources indispensables au bon fonctionnement du projet : des assistants sociaux, des psychologues, des éducateurs spécialisés, un médecin généraliste et un addictologue, une personne chargée de l’orientation et de l’emploi.

 

 

 

NB: Démarrage du projet dans les deux prisons pilotes d'Abomey et de Lokossa le 1er juillet 2016.

LANCEMENT  DU  PROJET  RE-VIVRE

 

Le premier juillet, le projet Re-Vivre démarre. Mais avant même le lancement officiel, le bouche à oreille a envoyé au bureau de DAPI-Bénin à Bohicon deux ex-détenus sortants qui avaient besoin d'aide. Un homme venu de Lokossa chercher des conseils et une femme de la prison d'Abomey qui ne savait où aller à sa sortie. Elle a logé quelques jours à l'internat des enfants de DAPI-Bénin, a pu contacter sa famille et finalement a été raccompagnée à son village. Elle a ainsi pu bénéficier la première de ce programme de réinsertion qui nous tient tant à coeur et qui intéresse beaucoup, du ministère de la justice béninois à l'administration pénitentiaire, mais pour lequel personne ne dégage des subsides.

Le lancement sur un mode minimaliste est donc actuellement indispensable, à savoir pour les deux prisons une seule "Maison des Libertés". Le nom de cette maison qui servira de lieu de travail aux salariés du projet et de lieu d'accueil aux prisonniers sortants est en cours de gestation, les avis étant partagés. La liberté de sortir peut être totale, mais elle peut aussi être provisoire ou conditionnelle, qui ne se fait encore quasiment pas et que nous espérons voir se développer. L'usage du pluriel ne serait finalement pas si curieux.

Les bureaux de DAPI-Bénin à Bohicon ont des pièces qui peuvent être dégagées, avec une entrée indépendante. Là va se situer la première Maison des Libertés, avec une pièce d'accueil tout de suite à gauche en entrant et une salle de réunion et de documentation juste en face. Un peu plus loin, une salle de repos, avec un réchaud et un lit de camp dans un coin si un hébergement est nécessaire.

Chaque personne accueillie sera reçue d'abord par un membre de DAPI-Bénin, salarié ou bénévole, qui créera son dossier de suivi, document indispensable à l'évaluation du projet.

Deux juristes membres de DAPI-Bénin vont commencer en juillet le repérage des personnes susceptibles d'être prises en charge par notre programme dans les prisons de Lokossa et d'Abomey.