ONG DAPI-BENIN

(Dispensaire Ami des Prisonniers et des Indigents)

02 BP 526 Bohicon

Tél: +229 22 15 39 80

      +229 97 02 30 07

ongdapibenin@yahoo.fr

 

 

LAUREAT 2013 DU PRIX DES DROITS DE L'HOMME

DE L'AMBASSADE DE FRANCE AU BENIN

             

 

 

 

     DAPI-FRANCE

             69630 Chaponost

        Tél :+ 33 6 09 69 54 42

        sydapibenin@gmail.com

       

 

Un seul nom :  DAPI,

 

Une seule volonté :

 

aider les prisonniers et leurs familles.

L'internat des enfants de prisonniers

La classe des grands
La classe des grands

  

DAPI-Bénin recueille sur tout le territoire béninois  les enfants dont un des parents est défaillant du fait de son incarcération et dont l'autre parent ne peut subvenir aux besoins de cet ou ces enfant(s).

L'internat recueille aussi des mineurs incarcérés, libérés par le juge pour enfants et confiés à DAPI-Bénin pour une éducation surveillée, leur assurant ainsi une formation.

 

Les journées sont assez stéréotypées. Réveil à 7 heures, les filles dorment à l'internat situé dans le même bâtiment que l'école, la plupart des garçons dorment à l'internat extérieur avec leur surveillant, seuls les plus difficiles restent dormir à l'école où loge aussi Dominique Sounou, le directeur de DAPI-Bénin, et sa famille, afin d'être plus entourés. Après la toilette, les enfants se rendent à l'école pour 8 heures.

L'enseignement primaire est assuré sur place ; l'enseignement secondaire est prodigué à l'extérieur, dans plusieurs collèges des environs.

Pour cette rentrée 2014, il y a 40 internes.

Les plus grands des enfants dont DAPI-Bénin s'occupe vivent ailleurs, qu'ils soient en apprentissage, au lycée ou à l'université. Au total, en cette rentrée 2014, DAPI-Bénin prend en charge 487 garçons et filles d'âges très différents.

 

Le choix a été fait de scolariser sur place les élèves des classes primaires, du CI (équivalent de la grande section de maternelle en France) au CM2. Il s'agit d'assurer une vie apaisée et protégée à ces tous jeunes qui ont vécu auparavant des années très perturbées : violence dans leur entourage, voire sévices à leur encontre, abandon, dénutrition... Il s'agit parfois uniquement d'une carence des soins de base par manque de moyens, les familles d'où proviennent les enfants étant la plupart du temps dans un très grand dénuement. Il faut redonner à ces enfants équilibre et santé et leur assurer une formation solide. Cela est certes difficile car le faible nombre des enfants rend obligatoire des classes à niveaux multiples : pour cette année 2013, une classe CI-CP de 13 enfants, une classe de 10 enfants pour les autres niveaux, du CE1 au CM2, avec donc deux instituteurs.

 

L'état des salles de classe est rudimentaire pour l'instant. Le projet d'un nouvel internat avec des locaux plus adaptés existe, mais sa budgétisation se heurte actuellement au problème des apports de fonds nécessaires.

 

En primaire, à la récréation de 10 heures, les enfants prennent une bouillie reconstituante ; le repas de midi se fait lui aussi sur place : cuisine en plein air sur le charbon de bois. Ensuite c'est la pause : sieste ou jeux dans la cour. Reprise des cours de 15 heures à 17 heures. Collation à 18 heures et dîner à 20 heures.

 

Pendant les vacances scolaires, les enfants qui le peuvent partent rendre visite à leur famille.

 

Tous ces enfants, et en particulier les plus petits, sont extrêmement attachants : si vous leur accordez un peu d'attention, ils vous prodiguent mille bisous et câlins, au milieu d'éclats de rire.

Mais les larmes sont aussi souvent là : telle petite L. qui pleure en réclamant sa maman, tel grand M.A. qui fait de même, en silence, lui qui ne sourit jamais et dont le père est mort en prison. Toutes les histoires individuelles sont douloureuses, certaines encore plus que d'autres, comme celle de B., petite fille handicapée, dont la mère a disparu et dont le père sidéen, en détention préventive pendant plusieurs années pour un méfait dont la peine envisageable aurait fini par être plus courte que sa détention préventive, est mort en prison.

Chaque fois que cela est possible, Dominique Sounou, lors des tournées mensuelles dans les différentes prisons béninoises, emmène les enfants voir leur parent incarcéré pour ne pas rompre totalement le lien de filiation.

C'est ce qu'il a fait pour la plus jeune des pensionnaires, M., née en prison et venue vivre ses premières années à l'internat, élevée par Dominique Sounou. Un vrai éclat de lumière, pleine de vie et de coquinerie à qui il est difficile de résister.

Toutes les photographies de l'internat sont à la page photos.

Automne 2014 : agrandissement de l'internat

L'internat de garçons se situant à distance de l'école et son loyer étant onéreux, Dominique Sounou a décidé d'utiliser son terrain en face de l'école pour construire un un logement de deux chambres de 25 garçons, dans une enceinte qui va abriter aussi la basse-cour et le moulin.

 

 

 

 

 

 

 

Ce nouvel internat est en cours de construction. Les plus grands internes aident avec enthousiasme, notamment pour fabriquer les briques et participer au montage des murs.

 

 

                  Décembre 2014 : les travaux ont avancé...

... mais restent en panne faute de financement. Nous espérons cependant pouvoir terminer avant la prochaine saison des pluies.



Décembre 2015 : l’internat est (presque) fini !


Ça y est : les garçons peuvent loger dans le nouvel internat. Situé sur un terrain de DAPI-Bénin, cet internat a été financé en partie par les fonds de DAPI-France et permet à partir de maintenant l’économie du loyer antérieurement versé au propriétaire du précédent local.


Les jeunes le font visiter avec fierté. Sobre certes, mais à l’image de beaucoup d’habitations béninoises. Nattes pour dormir, sacs pour ranger les habits, un bureau et un tableau à l’extérieur pour réviser les cours en saison sèche. Au fond, les sanitaires : deux WC et deux douches (au seau). Dans la cour, un petit jardin et au centre la citerne. Les pompiers ont apporté de l’eau car la citerne a été achevée en saison sèche et le robinet de la ville ne coule pas souvent.

Reste à crépir les murs, à finir la cour, mais l'essentiel est fait.


Un beau succès de DAPI que d’avoir pu apporter ce confort à ces jeunes gens qui vont pouvoir poursuivre leurs études sereinement.  Tous sont au collège.

Plus de photos à la page photos

                                                                                                                                Rénovation des salles de classe de l'école primaire                               

 

 

 

Le sol des classes a été cimenté début octobre 2015 : moins de poussière, moins de soucis de sol boueux pendant les pluies.

 

Photos pendant et à la fin des travaux.