ONG DAPI-BENIN

(Dispensaire Ami des Prisonniers et des Indigents)

02 BP 526 Bohicon

Tél: +229 22 15 39 80

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LAUREAT 2013 DU PRIX DES DROITS DE L'HOMME

DE L'AMBASSADE DE FRANCE AU BENIN

             

 

 

 

     DAPI-FRANCE

             69630 Chaponost

        Tél :+ 33 6 09 69 54 42

        sydapibenin@gmail.com

       

 

Un seul nom :  DAPI,

 

Une seule volonté :

 

aider les prisonniers et leurs familles.

Les enfants peuvent poursuivre leurs études supérieures après le baccalauréat.

Ainsi un jeune homme de 17 ans, dont le père est actuellement incarcéré, et un autre de 22 ans, dont le père vient d'être libéré, rentrent le 18 mars 2015 au Lycée Technique Agricole pour préparer un diplôme d'ingénieur agronome, comme 6 autres jeunes qui les ont précédés. L'un veut devenir agronome pour l'Etat et s'occuper d'élevage de lapins, l'autre souhaite travailler à son compte, dans l'agriculture. Cet établissement prend complètement en charge les élèves, logement, nourriture, pour les trois années que durent les études.

Portrait de M., ancienne élève de DAPI

(reportage de SyD, le 23 mars 2016)

M. est une belle jeune femme, habillée en pagne.Elle fait partie des enfants de prisonniers que DAPI-Bénin a élevés. C'est la plus grande de sa famille et elle a encore sa mère et ses jeunes soeurs. Son père, lui, est décédé en prison il y a onze ans. Sa famille étant dans le besoin, M. est venue vivre chez Dominique Sounou, directeur de DAPI-Bénin, avant même l'ouverture officielle de l'internat : elle était alors en 4ème.

Elle a effectué toute sa scolarité secondaire chez nous à Bohicon, y a passé son baccalauréat en 2008. Puis elle est retournée vivre à Cotonou chez sa mère, intégrant une école privée à Akpakpa pendant deux ans et obtenant son BTS en communication. DAPI a participé autant que possible à ses frais de scolarisation supérieure.

Elle est maintenant mariée, maman d'une petite fille de 4 ans ; elle est rentrée dans le monde du travail, mais compte tenu de l'état du marché du travail béninois, elle n'arrive pas encore à trouver un emploi stable.

M. a gardé des contacts avec Dominique Sounou. Elle a même participé à l'organisation d'ateliers de prévention contre le VIH. Par contre elle n'a plus de lien avec d'autres internes, mais, selon elle, c'est plus le résultat des circonstances que d'une volonté d'oublier sa condition de fille de prisonnier.

M. est pleine de joie de vivre et la rencontrer est la plus belle des motivations à continuer ce travail de soutien des enfants de prisonniers que DAPI mène au quotidien.